Expérience professionnelle : petite ou grosse structure?
Paru le 09 janvier 2012
Lors de vos futures démarches de recherche de travail, vous ciblerez les entreprises qui vous séduisent pour des raisons qui vous appartiennent. La Smeno s’attarde cette semaine sur les différences qui existent entre les entreprises à « taille humaine », (moins de 50 personnes), et les grosses structures (type multinationales).
Dans les deux cas, vous apprendrez votre métier, mais pas forcément de la même manière. Loin de faire une caricature ou de défendre l’un ou l’autre point de vue, voici quelques clés qui pourront nourrir votre réflexion.
Plus il y a de monde, plus les postes sont hiérarchisés. Entendez par là que pour bien fonctionner, une grosse entreprise a besoin de structurer les postes. Les échelons sont donc plus nombreux et les fonctions mieux balisées. L’avantage est ainsi d’avoir un rôle bien défini : vous savez ce qu’on attend de vous. Vous bénéficiez généralement d’un bon suivi de votre hiérarchie et de formations adaptées et de qualité.
D’un autre côté, si vous êtes d’un tempérament fonceur et autonome, il faudra vous armer de patience et de finesse pour vous faire reconnaître. Le respect de la hiérarchie étant plus marqué, il faudra compter sur cette relation pour vous aider dans votre progression. Parfois, cela peut vous amener loin ou au contraire vous freiner si cette relation n’est pas saine. Et plus il y a de monde, plus il y a de concurrents. Quoi qu’il en soit, vous ressortirez généralement avec une expérience formatrice, de la méthode et de la connaissance liée à votre poste.
Faire partie d’une grande entreprise présente des avantages d’une toute autre nature. Comité d’entreprise, primes, avantages en nature, plans d’épargne entreprise : parfois, ces avantages compensent largement un salaire moyen. Appartenir à un grand groupe vous permettra à la fois de vous sentir cadré, dans une identité d’entreprise forte, et de bénéficier des avantages matériels lorsque celle-ci se porte bien…
Les plus aventuriers préféreront certainement une taille d’entreprise plus petite. Pourquoi, vous dites-vous ? C’est tout simple : la polyvalence ! C’est d’ailleurs un des arguments forts lors du recrutement. Là, la logique va dans le sens inverse : moins il y a de monde, moins la hiérarchie est échelonnée. Les rapports sont donc plus directs avec la direction, le tutoiement est plus souvent utilisé, les missions diverses et variées se multiplient. On attend de vous de la débrouillardise, un esprit d’initiative et un dynamise à toutes épreuves. L’avantage, vous l’aurez compris, est l’expérience que vous vous forgerez à travailler un peu sur tous les fronts. Vous aurez forcément plus de marge de manœuvre, vous pourrez vous sentir plus impliqué et parfois mieux reconnu. Arrivé(e) à un poste, on pourra vous demander d’accomplir des missions qui élargiront votre champ de compétences.
L’envers du décor ? Souvent moins d’avantages sociaux, des horaires qui peuvent déborder, du stress lié au rythme de travail, et la cohabitation avec vos proches collègues, puisque vous côtoyez toujours les mêmes personnes, dans les meilleurs comme dans les pires moments. Au final, on peut aussi se dire que cette polyvalence ne vous positionne finalement pas de manière suffisamment experte dans un domaine bien défini. Cela dit, un futur recruteur ne regardera jamais d’un mauvais œil un candidat qui a su s’adapter à de multiples contraintes.
Ce portrait généraliste étant brossé, précisons qu’aucune expérience n’en vaut une autre, que les cultures d’entreprises diffèrent et que vous ne savez finalement jamais à l’avance ce qui vous attend derrière une embauche. Dans tous les cas, vous en ressortirez toujours grandi(e) !
Partager






