LMD : quel bilan ?

Paru le 28 septembre 2010

La réforme LMD a été lancée en 2002 mais elle s’est étalée sur plusieurs années et vient seulement de voir le jour pour certaines formations. Huit ans plus tard, nous avons tenté de faire le bilan de la réforme qui a fait couler tant d’encre.

Rappel
La réforme LMD, Licence-Master-Doctorat, également baptisée "processus de Bologne", regroupe l’ensemble des mesures visant à harmonier le système d’enseignement supérieur français aux standards européens.
En résumé, le LMD se caractérise par la mise en place de trois grades : licence, master et doctorat et par un découpage en « unités d’enseignement » qui ont chacune une valeur définie en crédits européens, les « ECTS ».
Pour une description plus complète, consultez notre article consacré au LMD en France.

Des débuts difficiles
La réforme a été difficile à accepter par les universitaires et par les étudiants, donnant lieu à des débats enflammés et à des grèves. Les principaux rejets concernaient : la désolidarisation des deux semestres, le devenir des niveaux intermédiaires existants, la mise en concurrence des formations et la sélection à l’entrée en master.
La mise en œuvre du LMD a également posé des problèmes pour des filières spécifiques telles que la médecine, le droit, l’odontologie…

Le LMD aujourd’hui : points positifs et points négatifs
Aujourd’hui, la mise en place de la réforme a bien avancé : 95% des institutions déclarent avoir mis en place le système à 3 cycles et 58% des universités se déclarent très positives concernant la réalisation de l’Espace Européen de l’Enseignement Supérieur.
Aujourd’hui, chaque camp met encore en avant les avantages et les manques du système LMD.

Les points positifs
•    La qualité de l’enseignement a été améliorée : les formations et leurs objectifs ont été développés dans de nombreuses universités.
•    De nombreuses universités ont à présent une stratégie globale pour la formation tout au long de la vie et proposent des cours de développement professionnel pour adultes.

Les points négatifs
•    La trop grande rigidité des nouveaux cursus est encore et toujours pointée du doigt.
•    Le manque de débouchés professionnels après une Licence : en effet, le niveau Licence a du mal à s’imposer sur le marché du travail.
•    Un besoin de financement non satisfait de l’enseignement supérieur.

Source : Rapport 'Trends' de mars 2010 qui peut être téléchargé dans son intégralité sur le site de l’EUA, European university association : www.eua.be.

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