Le Cancer se trouve dans nos bouteilles...
Paru le 23 février 2009
L’Institut National du Cancer (INCa) a publié, le 17 février dernier, ses résultats d’une étude sur l’augmentation des risques de cancer dû à la consommation de certains aliments et notamment à la consommation régulière d’alcool, même à faible dose.
En effet l’alcool, au même titre que la charcuterie ou la viande rouge, augmente les risques de plusieurs cancers : bouche, pharynx, larynx, œsophage, colon-rectum, sein et foie, s’il est consommé régulièrement. Les chercheurs estiment qu’un verre consommé par jour augmente le risque de cancer de 9% pour les cancers colorectaux et de 168% pour les cancers de la bouche, du pharynx et du larynx !
Des chiffres alarmants, lorsque l’on sait que la France est le 6e consommateur mondial d’alcool avec 12,9 litres d’alcool pur par personne et par an et que dès le premier verre vous ingurgitez des substances qui, à terme, augmenteront les risques de cancer.
Dans nos assiettes et... dans les joints !
L’INCa ajoute que la consommation de viande rouge doit aussi être limitée : le seuil par personne est de 500 grammes par semaine, la moyenne française atteignant les 370 grammes, peu de français sont concernés. Le sel, quant à lui, serait lié au cancer de l’estomac, il faut donc veiller à moins saler.
D’après une enquête d’un centre de recherche de Seattle, consommer du cannabis au moins une fois par semaine, ou régulièrement depuis l’adolescence, doublerait les risques de développer la forme la plus agressive d’un cancer… des testicules. Ce risque toucherait les hommes entre 20 et 35 ans environ et compterait pour environ 40% de tous les cas de ce cancer !
Opération « diminuer les risques » :
Dans leur brochure, destinée aux professionnels de la santé, l’Institut National du Cancer liste également les produits bénéfiques pour la santé, on y retrouve, entre autres, les féculents, les fruits et les légumes. Les fruits à eux seuls diminueraient le risque de cancer des poumons. L’INCa préconise environ 400 grammes de fruits et légumes par jour.
L’allaitement maternel de plus de 6 mois serait, lui aussi, bénéfique, il réduirait le risque de développer un cancer du sein, en plus de réduire le risque de surpoids de l’enfant.
Le cancer reste malgré tout une maladie multifactorielle et qui donc trouve sa source dans plusieurs facteurs, aussi bien alimentaires qu’environnementaux. La pratique d’une activité physique et la consommation d’aliments bénéfiques pour la santé réduisent toutefois le risque de développer une telle maladie.
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