Loi Anti-tabac : Un an après… le bilan !
Paru le 14 janvier 2009
Un an après l’interdiction de fumer dans les lieux de convivialité, l’INPES (l’Institut National de Prévention et d’Education pour la Santé) dresse le bilan.
Une loi adoptée et respectée
Le ministère de la Santé est satisfait du succès que l’application de cette loi a eu sur la situation sanitaire des établissements concernés, en effet les récentes études de l’INPES montrent que la loi est plutôt bien respectée et que de ce fait le tabagisme passif serait en voie de diminution, ce qui est positif notamment pour certaines professions celle des serveurs...
Les chiffres montrent que 94% des fumeurs et 95% des non-fumeurs déclarent ne plus être exposés à la fumée de tabac dans les bars et restaurants. Concernant l’approbation de la clientèle des restaurants : 95% des non-fumeurs approuve la loi et 85% des fumeurs, et dans les bars et discothèques : 90% des non-fumeurs et 60% des fumeurs sont favorable.
Devant les résultats encourageant sur la santé des professionnels dans ces lieux de convivialité (bars, restaurants, hôtels, discothèques) affichant une diminution notable des symptômes de difficulté respiratoires et oculaires, le ministère de la Santé a chargé la Société Française de Cardiologie et l’INVS (Institut National de Veille Sanitaire) d’effectuer des études sur l’impact sanitaire de la loi (publication fin 2009). Il a déterminé les objectifs de 2009 sur 3 axes :
- Développer l’information individuelle, auprès des fumeurs, pour faire prendre conscience des risques sur la santé.
- Inciter fumeurs à arrêter en encourageant la prise de contact avec le dispositif « Tabac Info Service » (par téléphone et sur internet) qui deviendra un numéro à 4 chiffres en mars 2009.
- Informer les professionnels de la santé qui accompagnent les femmes enceintes en leur donnant des outils d’éducation adaptés (en 2005, une femme enceinte sur cinq continue de fumer durant sa grossesse, ce qui présente des risques pour le fœtus.)
Mais des terrasses polluantes !
L’association Droits des non-fumeurs a réalisé une étude concernant la qualité de l’air durant 8 mois dans 250 établissements (cafés et restaurants) partout en France. Et les résultats sont alarmants : les établissements possédant une terrasse fumeurs ont un air intérieur 3 fois plus pollué que ceux n’en disposant pas.
En effet, l’air des terrasse s’insinuerait à l’intérieur des établissements, et ce, quelle que soit la configuration de la terrasse. Seules les terrasses séparées par des murs ou des vitres fermées permettent de conserver un air intérieur sain.
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