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Révision Bac - Le vivant - Fiche Philosophie - Term S

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Le vivant

Ce qu’il faut retenir

  • L’âme comme puissance d’organisation du corps :

Pour Aristote, l’âme (anima) est ce qui anime le corps. Elle est puissance interne de production, d’organisation de l’être vivant. Aristote distingue l’âme végétative (génération, alimentation, croissance), l’âme sensitive (sensation, mouvement) et l’âme intellectuelle (pensée). Seul l’homme possède ces trois âmes.

 

  • Le finalisme :

La conception aristotélicienne est finaliste, c’est-à-dire qu’elle pose qu’il n’y a pas de hasard dans la nature, que celle-ci obéit à un plan.

 

  • Le mécanisme :

Dans la philosophie mécaniste, la nature est conçue comme une immense machine suivant des lois qui en expliquent la régularité. Descartes étend cette conception au vivant (hormis l’homme), défendant la célèbre thèse de l’animal-machine, selon laquelle les prétendues douleurs des animaux ne sont que des dysfonctionnements dans les rouages de la machine.

 

  • Le vitalisme :

Le vitalisme est une conception s’opposant au mécanisme selon laquelle tous les organismes vivants sont doués d’une force vitale qui est principe, cause de tous les phénomènes de la vie dans le corps.

 

  • L’évolutionnisme :

Lamarck est le précurseur de l’évolutionnisme en ce qu’il soutient le caractère héréditaire des modifications de l’organisme survenues en raison des adaptations des être vivants à leur milieu. Darwin pose les principes fondamentaux de l’évolution : la lutte pour la vie et la sélection naturelle. Il affirme que l’évolution est due à l’apparition « hasardeuse » de différences individuelles au sein d’une espèce, différences qui si elles fournissent un avantage pour l’adaptation au milieu et la survie, seront transmises aux générations suivantes, deviendront caractères héréditaires.

 

  • Théorie cellulaire et génétique :

La théorie cellulaire découvre la présence d’un constituant ultime (la cellule) de tous les êtres vivants. La génétique quant à elle explique ce qui demeurait encore obscur chez Darwin, à savoir la transmission des caractères héréditaires. En laissant entrevoir la possibilité d’une sélection humaine du patrimoine génétique, elle pose de nombreuses questions éthiques.

 

  • Le concept de vie :

Foucault montre que la volonté de comprendre ce qu’est la vie en son essence est propre à l’âge moderne. Elle naît à la fin du 18ème  siècle, notamment avec Bichat qui pense la vie comme l’ « ensemble des fonctions qui résistent à la mort ».

 

  • La méthode expérimentale :

Bernard a établi une méthode propre aux sciences du vivant. Cette méthode consiste en :
1) l’observation permettant de découvrir des faits nouveaux en tâchant d’éviter l’erreur,
2) la formulation d’hypothèses, d’idées a priori devant être soumise au contrôle des faits,
3) l’expérimentation comme établissement d’une expérience dont les résultats viendront confirmer ou infirmer l’hypothèse.

 

  • Le vouloir-vivre :

Pour Schopenhauer, le vouloir-vivre est l’origine irrationnelle de toutes les forces actives se manifestant dans le monde, de tous les phénomènes. Le vouloir-vivre, qui nie le libre-arbitre, rend l’homme esclave de ses désirs, le livrant tout à tour à la souffrance (qui résulte d’un désir non satisfait) et à l’ennui (qui suit la satisfaction d’un désir).

 

  • La volonté de puissance :

Nietzsche récuse toute conception de la vie fondée sur l’adaptation et la simple conservation. La vie est volonté de puissance, expansion, croissance. Elle est soumission, incorporation incessante de l’extériorité. Elle est devenir. En ce sens, toute vie qui se contente de se maintenir, se conserver, est une vie déclinante. Cette conception permet à Nietzsche de se livrer à une critique radicale de la société occidentale (de sa métaphysique, de ses idéaux, de sa morale) comme négation de la vie, comme vie malade.

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