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La guerre froide

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Date de parution : 30/06/2010

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L'affrontement des grandes puissances et la dissolution des blocs



LA GUERRE FROIDE (1947-1962 inclus)

Introduction : les origines de l’opposition est-ouest (1945-1946)

Elles découlent de l’inquiétude croissante des EUA face aux agissements de l’URSS en Grèce, en Turquie  et en Europe centrale et orientale.
En Grèce, après le débarquement des britanniques et le départ des Allemands fin 1944, les britanniques veulent désarmer les milices communistes qui refusent. A partir de 1946, ils s’opposent au gouvernement royal et une guerre civile s’installe.
Quant à l’Europe centrale et orientale sa satellisation par le non respect des élections prévues par Yalta inquiète les occidentaux. En mars 46, Churchill dénonce le "rideau de fer" qui sépare désormais l’Europe de l’est du reste du monde. Les EUA s’inquiètent aussi de l’influence des partis communistes en Europe de l’ouest (France et Italie). C’est que les difficultés économiques et sociales jouent en faveur de la propagande communiste. En 1947, les EUA décident de donner un coup d’arrêt aux prétentions soviétiques.

I. L’installation de la guerre froide

A. La formation des blocs : l'année 1947

- Le raidissement étasunien - la doctrine Truman

Face à la pénurie qui règne en Europe (inflation galopante et marché noir), les EUA craignent que le communisme ne gagne du terrain et fasse basculer une grande partie de l’Europe dans le camp communiste.
En janvier 1947, pour arrêter la progression du communisme en Europe, le général Marshall propose la politique du "containment" (endiguement). Pour mener à bien cette politique les EUA ont deux atouts majeurs : la bombe nucléaire et la puissance économique et financière. Ces idées deviennent la doctrine Truman, qu’il expose au Congrès américain le 12 mars 1947. Les EUA s’engagent à protéger les pays libres menacés par le communisme. Une aide financière et militaire est proposée à l’Europe (URSS et Europe de l’est compris) pour une durée de 4 ans. Un contrôle de l’économie des Etats bénéficiaires en est la contrepartie. L’URSS refuse et derrière elle toute l’Europe de l’est. Entre temps, la France et l’Italie éclaircissent leur situation politique où les communistes quittent les gouvernements. 13 milliards de $ sont débloqués par les EUA pour le redressement de l’Europe. Le Plan Marshall consacre la division de l’Europe.

- La riposte soviétique - La doctrine Jdanov

L’URSS, les pays satellites et les PC du monde entier rejettent le Plan Marshall qui est présenté comme un produit de l’impérialisme américain pour établir sa domination économique et politique sur le monde, encercler l’URSS et préparer une guerre de conquête contre elle. Dans cet esprit est créé, le 5 octobre 1947, le Kominform, qui a pour but de coordonner l’action et l’orientation de tous les partis communistes à travers le monde. A la tête du Kominform est placé le théoricien Jdanov pour lequel "le monde est divisé en deux camps, l’un socialiste, l’autre capitaliste, le premier pacifiste, le second impérialiste".

B. L’escalade dans la Guerre froide (1948-1953)

Introduction

En 1947, le monde s’installe donc dans la Guerre froide qui est une opposition entre le bloc occidental et le bloc soviétique dans tous les domaines sans affrontement armé direct.

- Les points de tension

a - L’Allemagne : le blocus de Berlin et la création des deux Allemagne(s)
Après le "coup de Prague", éclate la première crise de Berlin. N’ayant pu se mettrent d’accord sur le sort de l’Allemagne, les occidentaux décident de créer dans leur zone d’occupation une nouvelle monnaie : le Deutsche Mark. Protestant contre cette mesure unilatérale, les soviétiques entreprennent de bloquer, en juillet 48, tous les accès routiers et ferroviaires entre la zone d’occupation occidentale et Berlin ouest. Les américains ripostent par la mise en place d’un pont aérien qui fonctionne de juillet 48 à mai 49, en fonction de couloirs aériens que les avions ne peuvent quitter sous peine d’être abattus par les soviétiques. Le moindre incident aurait pu déclencher un nouveau conflit. Le blocus est levé par les soviétiques le 12 mai 49. L’Allemagne est durablement coupées en deux. Les soviétiques créent à leur tour une nouvelle monnaie dans leur zone d’occupation : le Mark. Les occidentaux regroupent leur zone d’occupation le 8 mai 1949 d’où la création de la République fédérale allemande (RFA), alors que les soviétiques créent la République démocratique allemande (RDA) le 7 octobre 1949.

b - Moyen Orient : la disparition de la Palestine et la création de l’Etat d’Israël
Face à l’arrivée massive de juifs en Palestine, le RU demande à l’ONU de régler le problème. Fin novembre 1947, l’ONU décide un partage de la Palestine qui est accepté par une écrasante majorité à l’Assemblée générale (EUA et URSS compris, les soviétiques pensant qu’Israël serait un nouvel Etat socialiste). Le plan est rejeté par l’ensemble des pays arabes. Le 15 mai 1948 est proclamé la création de l’état d’Israël qui est aussitôt attaqué par les pays arabes voisins. Avec l’appui des britanniques, les arabes essuient un échec qui a pour conséquence la disparition de l’état palestinien et le renforcement de l’état Israélien. La Cisjordanie est désormais administrée par la Jordanie et la bande de Gaza par l’Egypte. En mai 49, Israël, encore soutenu par l’URSS est admise à l’ONU, mais Israël se range du côté des occidentaux, d’où volte-face de l’URSS qui soutient alors les pays arabes.

c - La Corée : les Etats-Unis bloquent les ambitions chinoises
La Guerre froide a crée en Corée, comme en Allemagne, deux états de part et d’autre du 38ème parallèle de latitude N : la Corée du nord pro-soviétique et la Corée du sud pro-occidentale. La guerre qui s’y déroule entre 1950 et 1953 découle de la victoire de Mao en Chine qui soutient le gouvernement nord-coréen.
En juin 50, après un incident de frontière, la Corée du nord envahit la Corée du sud qui est au bord du désastre. Face à la situation, les EUA demande au Conseil de sécurité, profitant de l’absence de l’URSS qui pratique la "politique de la chaise vide" face au refus de l’ONU de reconnaître dans la Chine de Mao comme celle qui devait siéger au Conseil de sécurité, une intervention en faveur de la Corée du sud. A l’automne 50, une grande offensive des casques bleus (troupe essentiellement américaines sous le commandement de Mc Arthur) obligent les nord-coréens à quitter la Corée du sud et la Corée du Nord est envahit à son tour. Début 51, la Chine vole au secours de la Corée du nord et une guerre de position s’installe autour du 38ème parallèle. Il faut attendre encore deux longues années pour que l’armistice de Pan Mun Jon soit signé en juillet 1953, quelques mois après la mort de Staline. Cet armistice rétablit une frontière précaire autour du 38ème parallèle.

d - L’Indochine : la France fatiguée par la guerre abandonne un territoire
Dans le même temps, la France est en grande difficulté en Indochine contre les communistes du Vietminh, soutenu lui aussi par la Chine Populaire. Les difficultés françaises aboutissent à la défaite de Diên Biên Phu en mai 1954. L’armistice est signé le 20 juillet 1954 consacrant l’éclatement de la péninsule indochinoise et la division du Vietnam en deux Etats au niveau du 17ème parallèle de latitude N.

- L’organisation des blocs

a - L’organisation du bloc occidental
A partir de 1948, les deux blocs s’organisent progressivement tant sur le plan militaire que sur le plan économique, formant deux mondes totalement différents.
Sur le plan militaire : En 1949, après le "coup de Prague", la France, le RU et le Benelux signent le Pacte de Bruxelles qui crée une alliance défensive avec volonté de se rapprocher des EU. Ce traité prélude à la signature, le 4 avril 1949, du traité créant l’Organisation du traité de l’Atlantique nord (OTAN). Outre les EU et les membres du Pacte de Bruxelles, l’OTAN est intégrée par le Canada, la Norvège, le Danemark, le Portugal, l’Islande et l’Italie. En 1952, la Grèce et la Turquie et en 1954, la RFA adhèrent à l’OTAN. Le traité prévoit qu’une agression contre un seul de ses membres serait une agression contre toute l’alliance. Les forces militaires de l’OTAN sont placées sous commandement des Etats-Unis qui assurent la protection nucléaire des européens.
Sur le plan économique : En 1948 est créée l’OECE (Organisation Européenne de Coopération Économique) pour gérer les fonds du plan Marshall. Dans les mêmes années, l’Europe se lance lentement dans un processus d’intégration sinon politique, du moins économique.

b - L’organisation du bloc soviétique
La solidarité entre les pays communistes est beaucoup plus ancienne. A l’époque où l’URSS était le seul pays socialiste, il existait le Komintern qui liait tous les Partis communistes entre eux. En 1947, apparaît le Kominform qui recrée cette solidarité communiste.
Sur le plan militaire : Entre 1945 et 1949, des traités de coopération militaire sont signés entre l’URSS et les divers pays satellites. En 1952, le haut commandement soviétique fait standardiser les armements de toutes les armées du bloc.
Sur le plan économique : En réponse à l’OECE, l’URSS crée en 1949, le CAEM (Conseil d’Aide Économique Mutuelle ou COMECON). A priori, ce bloc est plus homogène que le bloc occidental, mais il est loin d’être exempt de tensions, comme l’illustre parfaitement bien l’affaire yougoslave en 1948.

II. De la guerre froide à la coexistence pacifique

Introduction

Cette période, qui s’étend de 1953 à 1962, correspond à la période post-stalinienne en URSS et aux présidences de D.D. Eisenhower et J.F. Kennedy aux EUA.

A. La stabilisation de la guerre froide (1953-1957)

- Les nouvelles diplomaties américaine et soviétique

Etats-Unis : Lors de sa prise de fonction en janvier 1953, Eisenhower est disposé à poursuivre la doctrine Truman. Il est aidé en cela par son secrétaire d’Etat, John Foster Dulles. Selon le nouveau Président, il faut non seulement endiguer le communisme, mais aussi le refouler. D’où la mise en place de la politique du "Roll Back". Cette nouvelle politique ne sera toutefois possible que si les EUA s’allient militairement avec les pays qui se sentent menacés. Ainsi, le début des années 50 est marqué par la "Pactomanie", conséquence aussi du maccarthysme. De nombreux traités comparables à celui de l’OTAN sont signés (OTASE sept. 54, Pacte de Bagdad février 55, Traités bilatéraux avec le Japon 1951, La Chine Nationaliste 1951, La Corée du Sud 1953, le Vietnam du Sud 1954) et de nombreuses bases militaires sont disséminées de par le monde.
URSS : La nouvelle diplomatie soviétique se caractérise par une alternance de fermeté et gestes de bonne volonté (à un moment où les EUA se montrent eux très fermes). Ainsi, c’est grâce à Khrouchtchev qu’est signé l’armistice de Pan Mun Jom en juillet 1953. Par contre, l’URSS réagit très fermement à l’entrée de la RFA à l’OTAN en 1954, en créant le Pacte de Varsovie en 1955. Il s’agit du pendant soviétique de l’OTAN, mais le Pacte de Varsovie à une portée politique dans le sens où il veut coordonner les politiques étrangères de tous les pays membres.

- Pourquoi peut-on parler de stabilisation dans la guerre froide au milieu des années 50 ? La Crise de Suez.

Il semble que les deux superpuissances aient à faire à quelques tensions dans leur bloc respectif. Il est tant peut-être de faire un peu de ménage chacun chez soi.
En effet, en 1956, alors que l’URSS est au prise avec des velléités d’indépendance de la Pologne et de la Hongrie, la France et le RU, qui veulent prouver qu’elles sont encore des puissances avec lesquelles il faut compter, s’engagent dans l’expédition punitive contre l’Egypte du Colonel Nasser, au pouvoir depuis 1952. Celui-ci, pour sortir l’Egypte du sous-développement, souhaite mener une politique de grands travaux qui passe par la construction du barrage d’Assouan. Or les fonds manquent. Nasser s’adresse donc à la France et au RU principaux actionnaires de la Compagnie du canal de Suez. Les deux puissances refusent car Nasser mène une politique très violemment anti-israélienne et soutient la lutte du peuple algérien pour son indépendance. Face à ce refus, le 26 juillet 1956, Nasser nationalise la Compagnie du Canal de Suez.. La Réaction franco-britannique ne se fait pas attendre. Le RU et la France poussent l’Etat d’Israël à porter une attaque dans le désert du Sinaï et bombardent Port-Saïd sous prétexte de protéger la zone du canal.
Les Etats-Unis demandent à l’ONU d’intervenir et commencent à spéculer sur les monnaies européennes. De son côté, l’URSS envoie un ultimatum au RU et à la France les menaçant d’utiliser la bombe atomique. Les français et les britanniques comprennent très vite qu’ils doivent s’incliner. L’ONU envoie une force d’interposition dans le désert du Sinaï pour une durée de dix ans. La France et le RU sont discrédités non seulement aux yeux des pays arabes mais aussi aux yeux du Tiers monde en pleine formation.
Cette affaire démontre une certaine complicité des deux supergrands pour continuer à se partager le monde. Mais surtout, la France et le RU sont bien obligés de constater qu’elles ne peuvent plus agir librement sans le consentement des deux supergrands. Elles sont désormais des puissances secondaires. Enfin, l’affaire de Suez a permis à l’URSS de faire passer au second rang son intervention en Hongrie.

B. Vers la coexistence pacifique (1957-1962)

Introduction

C’est une période d’hésitation où les deux grands mesurent leur capacité de ripostes mutuelles et qui s’achève toutefois, par la crise la plus grave dans les relations internationales de l’après-guerre : la crise de Cuba.

- Des éléments nouveaux dans les rapports est-ouest

a - L’équilibre de la terreur
Dans les années 50, l’URSS a rattrapé les EUA dans le domaine nucléaire (bombe A en 1949, bombe H en 1953). L’URSS devance même les EUA dans le programme spatial, avec le lancement de Spoutnik I en avril 1957. Ce retard s’explique par le fait que les EUA se sont contentés, au milieu des années 50, de leurs superbombardiers B-52 et de leurs nombreuses bases militaires à travers le monde. Se sentant encerclés, les soviétiques n’ont jamais parié sur un bombardier mais sur des fusées à longue portée. En 1959, la sonde Luna III se pose en douceur sur la Lune. Avec ces fusées, les préavis d’attaque sont considérablement réduits (bombardier B-52, 2 à 3 heures, missiles soviétiques, 30 minutes). Face à la menace, les EUA, puis l’URSS, se lancent dans une course aux armements en développant la construction de sous-marins nucléaires lance-missiles qui ont l’avantage d’être difficilement repérables et d’être équipés de missiles à moyenne portée ce qui rend peu probable la destruction de la totalité des forces nucléaires de l’adversaire. Aux EUA, parallèlement à l’effort nucléaire, l’accent est mis aussi sur le renforcement de l’armement classique afin d’équilibrer les forces du Pacte de Varsovie. Dans le même temps, les deux supergrands s’inquiètent de la prolifération de l’arme nucléaire : RU (bombe A en 1951, H en 1957), France (bombe A en 1964, H en 1968), Chine Populaire (bombe A en 1964, bombe H en 1967).

b - Un dialogue plus ouvert
En 1959, Khrouchtchev se rend aux EUA et en 1960 à l’ONU. En 1961, Khrouchtchev rencontre Kennedy à Vienne. Face à l’URSS, Kennedy met en place une nouvelle stratégie, celle de la "riposte graduée" : volonté de négocier et de dissuader avant de menacer. Mais la Guerre froide continue comme le prouve les deux crises très graves de Berlin et de Cuba.

- Deux nouvelles crises menacent encore la paix

a - La deuxième crise de Berlin
En 1958, Khrouchtchev dénonce le statut quadripartite de Berlin. Il veut annexer Berlin à la RDA. Fin 58, l’URSS transfère la souveraineté de Berlin-est à la RDA. Or Berlin-ouest est le lieu privilégié du passage des candidats à "la liberté" qui quittent le bloc soviétique pour l’occident. Depuis la guerre, 3 millions d’allemands de l’est sont passés à l’ouest (75% sont adultes de moins de 50 ans et de qualification élevée). Berlin-ouest est aussi la vitrine du monde occidental.
En 1961, les relations américano-soviétiques se détériorent rapidement du fait qu’un avion américain d'observation (U2) est abattu au-dessus du territoire soviétique. Khrouchtchev réagit définitivement sur le cas de Berlin. N’ayant pu obtenir le départ des occidentaux de Berlin-Ouest, le 13 août 1961, un mur est construit encerclant hermétiquement Berlin-ouest. L’hémorragie de l’Allemagne de l’est est stoppée et les allemands de l’ouest ont le sentiment d’avoir été abandonnés par le camp occidental. Cette impression n’est corrigé qu’avec la visite de Kennedy à Berlin-ouest en 1963 (déclaration : "Ich bin ein Berliner" ("Je suis un berlinois").

b - La crise de Cuba
En 1959, Fidel Castro a chassé le dernier dictateur cubain Batista. En juillet 1960, Che Guevara annonce que Cuba fait partie désormais du camp socialiste. Aussitôt les EUA établissent une blocus de l’île, mais de son côté l’URSS vole au secours de Cuba, lui apportant aide économique, techniciens, matériel et armes pour se défendre. Parallèlement les EUA lancent un programme d’aide économique et d’alliance pour le progrès en direction de l’Amérique latine menacée par le communisme.
En octobre 62, les EUA ont la preuve formelle de la présence de rampes de lancement de missiles à Cuba. Ils ont aussi la preuve que des navires soviétiques font route vers Cuba avec des missiles à bord. L’incident est d’une extrême gravité. Le 22 octobre 1962, Kennedy lance, par la télévision, un ultimatum à Khrouchtchev, exige le rapatriement des bateaux et le démontage des rampes de lancement. La fermeté de Kennedy pousse les autorités soviétiques à rappeler leurs navires, le 26 octobre 1962, en échange de quoi les EUA s’engage à ne jamais intervenir à Cuba. Le principe de la dissuasion graduée de Kennedy est couronné de succès.
Dès 1963, la coexistence pacifique s’installe et pour éviter tout malentendu, les EUA et l’URSS mettent en place entre le Kremlin et la Maison Blanche "le téléphone rouge" (un télex en fait) pour une communication rapide en cas d’alerte.

 

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