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Thomas Robert Malthus
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SES : 1ère ES
Ed. Nathan - 9,60€
Date de parution : 07/07/2011
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Thomas Robert Malthus
Pasteur anglican, professeur d'histoire et d'économie politique. Son principal ouvrage est son "Essai sur le principe de la population". Son sujet de prédilection est donc démographique.
Sa démonstration est fondée sur l’idée que la population croît plus vite (progression géométrique) que les subsistances (progression arithmétique), provoquant un déséquilibre qui conduit l’humanité vers la famine.
Selon la loi des rendements décroissants, en effet, une faible population commencera par exploiter les terres les plus fertiles. Mais au fur et à mesure de la croissance de la population, on devra avoir recours à des terres de plus en plus difficiles à cultiver et nécessitant donc de plus en plus de ressources financières et humaines. Cela se traduit par des crises de famine périodiques. Il en déduit qu'il ne faut pas porter secours aux plus pauvres de manière à éviter leur multiplication... Pour ramener l’équilibre, il distingue des moyens destructifs (épidémies, guerres, etc.) et préventifs (restriction volontaire de la natalité).
Dans son "Essai sur le principe de population" (1798), Malthus développe une analyse anti- interventionniste en matière sociale. "Les lois des pauvres ...créent les pauvres qu'elles assistent..".
Pour lui, les "poor laws" favoriseraient la natalité et la fainéantise.
Depuis, lorsque l'on parle de malthusianisme, on évoque les théories qui préconisent une limitation des naissances, ou parfois, d'une façon plus générale, de l'offre. Dans un ouvrage ultérieur (1820), il évoquera les effets négatifs d'une épargne trop développée. Il se distingue également des autres économistes classiques par sa conviction que c'est la demande qui stimule l'offre et non l'inverse comme le pense Say. Mais Malthus resta partisan d’une politique économique libérale et se montra hostile aux mesures d’assistance sociale prises par l’État. Certaines de ses idées influencèrent directement Ricardo (rôle de la monnaie, rente foncière), mais aussi Marx (qui le critiqua fortement) et Keynes avec ses conceptions de l'épargne et de la demande.
Ses idées influencèrent la formation du concept de sélection naturelle chez Charles Darwin.
Economiste "pessimiste", il s'oppose à l'optimisme de Smith et Say par sa théorie de la population: L'Europe occidentale est en effet au seuil de la transition démographique qui la conduira vers le régime de basse natalité et de basse mortalité que nous connaissons aujourd'hui.
La croissance régulière est, de ce fait, impossible, et l'avenir est sombre si on ne limite pas la croissance démographique.
Le seul remède à la pauvreté ne peut venir que des pauvres eux-mêmes : davantage d'épargne, moins d'enfants ...
1798. "Essai sur le principe de la population" ;
1820. "Principes d’économie politique";
1823. "Définitions en économie politique et mesure de la valeur".
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