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Maurice Allais
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Ed. Hachette
Date de parution : 14/01/2009
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Maurice Allais
(France 1911- )
Prix Nobel 1988, cet économiste français est connu pour sa contribution à l'étude des marchés et ses travaux sur l'utilisation efficace des ressources.
Major de l’école polytechnique, il intègre l’Ecole des mines (1934-1936), où il revient comme professeur d’économie (sans chaire) en 1944, et il occupe des postes du CNRS et de l’Ecole des Mines à partir de 1947.
Il resta professeur à l’Ecole des Mines jusqu’à sa retraite, en 1980, mais il continua à mener des recherches et à donner des cours bien au-dela de cette mise à la retraite.
Il entre à l’Institut en 1990, deux ans après avoir reçu le Prix Nobel d’Economie.
M.Allais est un économistes néoclassique qui récuse des hypothèses importantes du modèle de Walras.
Convaincu qu'il est possible de trouver dans l'économie les mêmes régularités que dans les sciences physiques, il se propose de reconstruire la science économique moderne sur des bases plus réalistes et plus rigoureuses.
En 1943, il publie "À la recherche d'une discipline économique" (réédité en 1994 par les éditions Clément-Juglar sous le titre "Traité d'économie pure"), livre dans lequel il démontre ce qu'il appelle les théorèmes d'équivalence : "Toute situation d'équilibre d'une économie de marché est une situation d'efficacité maximale, et réciproquement, toute situation d'efficacité maximale est une situation d'équilibre d'une économie de marché".
En 1947, il publie "Économie et intérêt" (réédité en 1998 par les éditions Clément-Juglar) livre qui traite du problème de l'intérêt. Il n'y perd jamais de vue les deux faces inséparables de l'intérêt : le montant qu'un prêteur doit recevoir pour renoncer à la liquidité que lui procure la monnaie, le prix que prennent en compte investisseurs et épargnants pour déterminer leur demande et leur offre de capital. Et, à partir de cette base, il étudie les processus capitalistiques de production, la théorie de l'optimum de Pareto, la théorie de l'optimum capitalistique correspondant à la répartition optimale des facteurs de production entre leur utilisation directe et leur utilisation indirecte.
Par ailleurs, il a montré que certaines productions, en raison de très importants coût fixes, connaissent des rendements croissants. C’est le cas pour l’électricité car dans ce secteur, quand les infrastructures ont été installées, le coût marginal décroît. Marcel BOITEUX, président d’ÉDF préconisa une tarification au coût marginal.
Il a défendu l’idée que "l’indexation des dettes en valeur réelle "est une condition de l’équité mais aussi de l’efficacité. Ce n’est que si le prêteur est assuré de ne pas être spolié par l’inflation et donc de retrouver la valeur réelle de son capital que les taux d’intérêt seront faibles.
Maurice ALLAIS pense, par ailleurs, que l’exubérance des marchés financiers est due à une création intempestive de monnaie tant de la part des autorités monétaires que des banques commerciales et que sans une vigoureuse réforme du système bancaire, la crise financière est certaine (1999).
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