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Robert Barro
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Economie-Droit 1ère STG - 10,45 euros
Ed. Hachette
Date de parution : 14/01/2009
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Robert Barro
"Government sending, interest rates, prices and budget deficit in U K, 1701-1918 ", journal of monetary econmics, 1987.
Ses travaux sur les déterminants de la croissance économique lui valent de figurer parmi les nobélisables. Il est professeur à Harvard. L'université de Columbia a tenté, sans réussite, de l'embaucher pour un salaire de 2 millions de francs annuels. Il travaille aujourd'hui sur les inégalités causées par les échanges commerciaux :"On sait depuis longtemps que les échanges commerciaux stimulent la croissance économique. Mais ils semblent avoir une autre conséquence : la montée des inégalités dans les pays en voie de développement. Dans ces pays, en Amérique latine, par exemple, les groupes sociaux les plus avantagés profitent considérablement plus de l'ouverture des échanges que les autres. Ce n'est pas que les plus pauvres s'en trouvent plus mal, mais ils n'en retirent aucun bénéfice, alors qu'ils voient les classes aisées accéder à un niveau de vie encore meilleur.
Dans les pays riches, on ne constate pas de tels effets. Lorsqu'on a ouvert les frontières entre les États-Unis et le Mexique, on s'imaginait que la concurrence du travail peu cher allait peser sur les salaires des Américains les moins qualifiés. Finalement, il n'en a rien été. Ce sont au contraire les pauvres du Mexique qui ont vu leur situation relative se dégrader.
(...) Les avantages du commerce l'emportent largement sur le reste, même pour un pays pauvre. J'ai simplement été surpris de constater un fait qui est perçu de façon intuitive par nombre de gens, l'augmentation des inégalités."
Son nom est associé au célèbre théorème d'équivalence RICARDO-BARRO. Dans un article de 1974, "Are governments bonds net wealth ?", il a actualisé le théorème d'équivalence de David RICARDO (il est indifférent, globalement pour l'économie, que l'État se procure ses ressources par l'emprunt ou par l'impôt). Ricardo préférait une augmentation des impôts pour financer l'augmentation des dépenses publiques plutôt que de recourir à une augmentation de la dette publique. En effet, dans le cas de l'impôt, les ménages supporteront une baisse de revenus ; dans le cas de l'emprunt, qu'il faudra un jour rembourser, les ménages sont censés faire des prévisions parfaites (théorie des anticipations rationnelles), et intégrer dans leur contrainte budgétaire les impôts futurs. Ils freinent donc leur consommation, ce qui annule l'effet de relance attendu par l'État.
Le théorème de BARRO s'énonce ainsi : quand les autorités publiques creusent le déficit budgétaire pour augmenter les dépenses publiques, les agents économiques (rationnels) anticipent alors une augmentation future des impôts pour rembourser cet emprunt. Dès lors, ils font un choix intertemporel et ils réduisent leur consommation actuelle pour faire face, plus tard, à l'augmentation des impôts.
Barro introduit l'idée de transfert intergénérationnel, selon laquelle les ascendants pensent aussi, de façon altruiste, au bien-être de leur descendance. Les choix inter-temporels des ménages ne sont pas modifiés par la forme des prélèvements (impôts ou emprunt), mais engendrent un comportement de précaution qui vise à compenser une hausse certaine des prélèvements futurs, pour eux-mêmes et pour leurs descendants.
Autant augmenter, semble dire BARRO, les impôts immédiatement, cela évitera les reports intergénérationnels. HAAVELMO montrera qu'une augmentation des dépenses publiques financée par une augmentation des impôts engendre un effet multiplicateur de coefficient 1. Mais le fond de sa pensée est qu'il ne faut pas augmenter les dépenses publiques. Il infirme donc l'efficacité des politiques de relance keynésienne qui, pour lui, seraient sans effet. Il s’appuie sur le concept d’anticipations rationnelles pour expliquer que les agents anticipent une hausse future des impôts destinée à rembourser la dette publique. Le supplément de revenu que leur procure un déficit budgétaire est donc épargné pour faire face à l’augmentation future des impôts et n’amène pas l’effet de relance attendu.
Dès lors, toute dépense de l'Etat est compensée immédiatement par de l'épargne, ce qui annule tout effort de relance.
R.Barro : "Government sending, interest rates, prices and budget deficit in U K, 1701-1918 ", journal of monetary econmics, 1987.
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