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Nicholas Kaldor
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Ed. Hachette
Date de parution : 14/01/2009
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Nicholas Kaldor
(1908-1986).
Économiste de l’école de Cambridge avec Joan Robinson et Piero Sraffa il est d’abord prôche de l’école autrichienne qui domine à la London School of Economics jusqu’à la publication de la théorie générale en 1936 qui le conduit à rejoindre Cambridge (il essaiera même de convaincre Pigou).
Ses travaux sur la théorie de la répartition, de la croissance économique et du progrès technique, mais aussi sa contribution à la théorie de la politique économique font de lui un des grands économistes anglais du XXeme siècle.
L'auteur s'est tout particulièrement intéressé aux phénomènes de croissance et de répartition, dans une optique "post-keynésienne", c'est-à-dire qu'il adopte un point de vue critique à l'égard des théories néo-classiques, et pense comme Keynes que le capitalisme conduit rarement au plein emploi ou à une croissance régulière.
Afin de désigner certains faits "typiques" de l'économie, qui peuvent être significatifs sans pouvoir être chiffrés, Nicholas Kaldor emploie l'expression de "faits stylisés". Ces derniers portent sur des agrégats, et en tout cas des grandeurs macro-économiques. L'étude des séries chronologiques a d'ailleurs souvent pour but d'essayer de dégager, puis d'expliquer, des faits stylisés (tendances, cycles ...).
Kaldor fait également des propositions sur la fiscalité : selon lui, un seul impôt sur la dépense pourrait remplacer tous les autres, tout en respectant l'objectif de justice sociale et l'efficacité économique. Il conviendrait de prendre en compte le flux de dépenses annuel qui dépasse largement le revenu imposable (patrimoine, avantages en nature ...). On déterminerait ensuite, pour chaque individu, ses encaisses en début d'exercice (monnaie, actions, gains, profits, emprunts ...), dont on retrancherait les remboursements, les investissements. On obtiendrait alors la " dépense imposable" sur laquelle serait calculé l'impôt. Celui-ci serait alors réellement basé sur le niveau de vie et prendrait en compte tous les revenus tout en favorisant l'épargne et l'investissement (non taxés). Il reste cependant un problème d'accès à toutes ces informations confidentielles.
Sur le plan monétaire, Kaldor est en opposition avec Friedman, qui proposait aux gouvernements des "cibles monétaires", dans le but de maîtriser la croissance de la masse monétaire. Or les agents "rationnels" ne respectent pas les contraintes qui leurs sont imposées, (N.Kaldor : "Le fléau du monétarisme", Economica, Paris 1985), et dans les années 1970, plus les gouvernements fixaient une cible précise à l'évolution de la masse monétaire, plus cette évolution devenait erratique.
Depuis cette époque, le principal levier utilisé par les banques centrales est celui des taux d'intérêt, et non plus celui de la masse monétaire.
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