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    Adam Smith

    (1723 - 1790)

    Economiste et philosophe écossais, il est considéré comme le père de l’économie (voir annexe). Etudiant à Oxford, il enseigne ensuite aux Universités d’Edimbourg et de Glasgow.

    Il fut proche des physiocrates François Quesnay et Jacques Turgot (nommé Intendant du Limousin en 1761), aux contacts desquels il développa une réflexion sur les problèmes économiques de son temps. Contemporain de la Révolution industrielle anglaise, il est amené à s’interroger sur la nature et l’origine de la richesse des nations. Il considère que celle-ci résulte des progrès de la division du travail associés au développement d’un libéralisme économique tempéré. En prenant l’exemple de la manufacture des épingles, il montre comment la division du travail améliore la productivité de celui-ci (voir ci-dessous) mais il observe que les effets de la division du travail sont limités par la taille du marché. Aussi, la richesse des nations réside dans le libéralisme économique au plan interne (« les individus mus par leurs intérêts personnels se comportent sur un marché concurrentiel dans un sens conforme à la prospérité générale ») comme dans les échanges avec l’extérieur (chaque pays ayant intérêt à se spécialiser dans les productions où il est plus compétitif que les autres, pour lesquelles il bénéficie d’un « avantage absolu ». Son œuvre influencera toute l’école dite classique.

    Smith fait l’apologie de la liberté économique dans une perspective utilitariste (le marché, et l’intervention de l’Etat se justifient relativement à l’objectif de croissance de la richesse), il montre que le marché guide les individus à la recherche de la satisfaction de leurs intérêts égoïstes vers plus de richesses et vers l’harmonie sociale. Il suggère en tant que partisan de l’économie de l’offre, que l’épargne et le travail (productif) sont les variables déterminantes de l’accroissement de la production.

    La publication, en 1776, de "Recherche sur la nature et les causes de la richesse des nations" en fait le "père" de l'économie classique.

    La base du raisonnement est une auto-régulation du marché par la concurrence.
    A l'origine de la richesse des nations, se trouvent l'accumulation du capital et la division du travail. Celle-ci est un facteur important d'accroissement de la productivité et donc de croissance.

    Chacun recherche son intérêt individuel, et la somme de chacune de ces tendances permet d'atteindre un optimum économique.

    Les mécanismes de marché sont orchestrés par une "main invisible", qui permet à l'intérêt individuel et à l'intérêt général de se rejoindre. La concurrence oriente la production vers les produits les mieux adaptés à la demande des consommateurs solvables. Ensuite, les profits élevés attirent de nouveaux entrepreneurs qui feront baisser les prix.

    Depuis Smith, la même idée marque l'analyse financière de l'Etat : celui-ci ne peut durablement dépenser plus qu'il n'a de recettes, sous peine de déclencher une inflation.

    Sur le plan des international, et s'agissant d'un produit, lorsqu'un pays détient un "avantage absolu" sur un autre, il a intérêt à l'échanger.

    Ses principaux ouvrages sont :

    • La théorie des sentiments moraux (1759).
    • Recherches sur la nature et les causes de la richesse des nations (1776).
     

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