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Ruban rouge de la journée mondiale contre le SIDA
Publié le dans Santé, bien-être & prévention. Retour au BLOG

1er décembre : journée mondiale du sida

"Objectif zéro : zéro nouvelle infection à VIH, zéro discrimination, zéro décès lié au sida" est toujours le thème choisi par la campagne mondiale contre le sida (WAC), le 1er décembre.

 

Cette année la campagne incite à l'autotest VIH, en vente en pharmacie depuis septembre 2015 et sur certaines sites internet.

  • ce test peut s'effectuer pour un risque pris il y a 3 mois
  • le prélèvement se fait grâce à un autopiqueur qui prélève une goutte de sang
  • le résultat apparaît au bout de 15 min
  • son coût : entre 25 et 30€

Retrouvez la démonstration de l'autotest VIH en vidéo sur le site sida-info-service.

Sidaction en quelques chiffres : 

  • Soutien financier : 2 100 projets de recherche et de soins 
  • Soutien financier  850 projets d’aides aux malades en France. 
  • Accès aux soins à plus de 700 000 personnes dans le monde 
  • 50 % serviront à financer des programmes de recherche et de soins et 50 % des programmes de prévention et d’aide aux malades.

SIDA en France en quelques chiffres : 

  • En 2014, le sida est encore responsable de 6 584 contaminations
  • 150 000 personnes sont porteuses du VIH en France.
  • 1 500 nouveaux cas de sida en 2012.
  • 30% de diagnostics sont tardifs, 
  • 4 régions les plus touchées : Guyane, Guadeloupe, l’Ile-de-France, Provence-Alpes-Côte-D’azur

 

Plus d'infos sur les sites sida-info-service, sidaction et solidarite-sida.

 

Réponses aux questions qu’on se pose sans jamais oser les aborder

Est-ce que je peux attraper le sida en embrassant quelqu’un ?
Quelle que soit la situation, il n’y a aucun risque de transmission du VIH en embrassant quelqu’un.

Que faire pour se protéger en cas d’allergie au latex ?
On peut utiliser des préservatifs en polyuréthane ou non allergénique. Il existe aussi des préservatifs hypoallergéniques, en latex déprotéinisé.

Quand doit on considérer qu’on a pris un risque ?
Lors d’un rapport sexuel non protégé ou d’un préservatif qui se déchire ou qui glisse ou du partage de matériel (matériel d’injection ou de sniff)Je pense avoir pris un risque dans les dernières 48 heures
Faites vraiment vite après la prise de risque. Dans certains cas, un traitement peut vous être proposé pour limiter le risque de contamination. 24 heures sur 24, les services d’urgences des hôpitaux peuvent vous accueillir pour évaluer ce risque.


Je crois avoir pris des risques mais c’était il y a plus de 48 heures
Il faut savoir si vous avez ou non été contaminé par le VIH. La seule solution : faire un test de dépistage.
Attention, un test n’est vraiment fiable qu’après une période de 6 semaines sans avoir pris de nouveaux risques de transmission du virus du sida.

 

Comment limiter les risques de rupture de préservatif ?

En achetant des préservatifs :

  • vérifiez la date de péremption,
  • la présence du sigle « NF » (norme française) ou « CE » (communauté européenne),
  • Attention quand on le retire de son emballage : les ongles, les dents, les bagues peuvent l’abîmer et le déchirer.
  • La vaseline ou l’huile ne sont pas compatibles avec le latex. La salive est un mauvais lubrifiant car elle peut diluer celui qui se trouve déjà sur le préservatif s’il s’agit de lubrifiant hydrosoluble. Seuls lubrifiants compatibles : un gel à base d’eau (hydrosoluble) ou de silicone

Le préservatif a craqué. Que dois-je faire ?
En cas de rupture de préservatif pendant le rapport sexuel, il existe des risques de transmission si l’un des deux partenaires est séropositif
En se retirant rapidement, on diminue le risque de contamination mais sans le supprimer complètement.

 

Le préservatif est "remonté" ou a glissé. Est-ce qu’il y a un risque ?
Si le préservatif est remonté il n’y a aucun risque de transmission, tant que le gland (bout du sexe masculin) est protégé.
Si le préservatif a "glissé":
1/ Le préservatif s’est déplacé un peu au cours du rapport : Tant que le gland est couvert, il n’y a aucun risque.
2/ Le préservatif a été "poussé" à l’intérieur de la personne pénétrée. Le rapport n’est plus du tout protégé pour les 2 partenaires, il y a risque, même sans éjaculation.
3/ quand le partenaire attend un peu trop pour se retirer, l’érection est insuffisante, le préservatif ne revient pas ; il faut alors le tenir pour se retirer. Il n’y a pas eu de contact direct entre les sexes des partenaires, ni avec les secrétions, donc, pas de risque de transmission du VIH.


Est-ce que je peux être contaminé(e) si je fais une fellation ?

Faire une fellation à un homme séropositif peut comporter un risque de transmission du VIH.
Le risque est en cas de :

  • éjaculation dans sa bouche
  • présence de problèmes buccaux chez la personne qui fait la fellation : gingivite, angine, candidose, plaie, plaie ouverte et récente (soins dentaires, traumatismes buccaux), présence de lésions liées à une IST à localisation
    buccale (Syphilis, blennorragie) .

Et si on me fait une fellation ?
La fellation insertive n’est pas une pratique à risque réel en dehors des pratiques collectives.
Mais la fellation est un mode de contamination pour d’autres IST comme la syphilis ou l’urétrite.
Seul l’usage du préservatif permet d’écarter tout risque de transmission du VIH et des IST lors d’une fellation.
Il n’existe aucune technique efficace pour se "laver" la bouche après une fellation afin de limiter un éventuel risque de transmission.

Est-ce que je peux être contaminé(e) lors d’un cunnilingus ?
Une femme qui reçoit un cunnilingus ne peut pas être contaminée (la salive ne transmet pas le VIH).
Le principe de précaution recommande d’éviter de faire un cunnilingus non protégé à une femme séropositive au VIH, non traitée efficacement et au cours de ses règles.
Le cunnilingus est un mode de transmission pour d’autres IST : l’hépatite B, l’hépatite C (en cas de contact avec le sang des règles), la syphilis et la blennorragie.

Quelques infos qu’il faut absolument connaitre

Sans test, il n’est pas possible de savoir si une personne est contaminée ou non.
Tant qu’on n’est pas sûr que le(la) partenaire est vraiment séronégatif(ve), il vaut mieux utiliser un préservatif.
le test n’est fiable que 6 semaines après une prise de risque.

Toute pénétration peut donner lieu à la transmission du virus du sida, et/ou d’IST si l’un des deux partenaires est infecté.
L’éjaculation ou la présence de sang (pendant les règles, lors des premiers rapports ou lorsque le rapport est forcé) peuvent  le risque de transmission.
Si l’un des partenaires (ou les deux) est porteur d’une IST, le risque de transmission du VIH est plus important.
Le préservatif protège de la contamination par le virus du sida et des IST lorsqu’il est utilisé dès le début de la pénétration et jusqu’à la fin.

Attention !
Si un risque de contamination par le VIH a été pris il y a moins de 48 heures, vous pouvez vous rendre au service des urgences de l’hôpital le plus proche.
Dans certains cas, un traitement (dit d’urgence ou TPE Traitement post-exposition) pris très rapidement peut vous être proposé.

Service Universitaire des Maladies Infectieuses et du Voyageur (SURMIV),
CH Tourcoing/CIFASSIH/COREVIH 59/62
Jours ouvrables: CIFASSIH: 03.20.69.49.02
Nuit, Samedi, Dimanche et Jours Fériés: 03.20.69.45.95
(mise en contact immédiate avec le médecin infectiologue de garde).