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Campagne de vaccination gratuite contre la méningite C

Du 10 au 17 octobre 2014, l’Agence régionale de santé Nord-Pas de Calais et l’Institut Pasteur de Lille mettent en œuvre une action de promotion de la vaccination anti-méningocoque C et des séances de vaccination en milieu étudiant.

En 2011 et en 2013, la région et en particulier la métropole lilloise a connu plusieurs cas virulents de méningite C liés à une même souche parmi la population étudiante et son entourage. Depuis 2010, la vaccination contre la méningite C est recommandée pour les enfants et les jeunes adultes jusqu’à vingt-quatre ans inclus. La situation régionale doit inciter à mettre en œuvre ces vaccinations, en particulier dans le milieu étudiant de la métropole lilloise. 

L’ARS a décidé cette action qui se déroulera à partir du mois d’octobre au sein des sites universitaires et, dans un second temps, au sein des lycées concernés de la région. 

Une équipe d’animateurs de « Voix Publique », formés par les médecins de l’Institut Pasteur de Lille, ira à la rencontre des étudiants des universités de la métropole lilloise, foyer de la souche la plus virulente, pour les informer en face-à-face. Les animateurs présenteront les bénéfices de la vaccination face à cette maladie grave et souvent mortelle. Si l’étudiant le souhaite, il pourra alors bénéficier d’une vaccination gratuite directement sur le site de l’université, réalisée par le service inter universitaire de médecine préventive et de promotion de la santé (SIUMPPS).

Calendrier :

• Dans les lieux festifs de la métropole lilloise : les 9, 10, 16 et 17 octobre, quatre soirées de sensibilisation à la vaccination -  20h à 22h dans les rues Solferino et Masséna.

• Intervention sur les campus universitaires de la métropole lilloise : du vendredi 10 au vendredi 17 octobre dans les universités en collaboration avec l’Institut Pasteur de Lille et la société « Voix publique » (animateurs)

 

 

Quels sont les effets secondaires du vaccin contre la méningite C ? 

C’est un vaccin très bien toléré !
Des réactions mineures peuvent apparaître comme la sensibilité au point d’injection, la fièvre passagère, parfois des maux de tête. Mais ces réactions ne durent pas plus de 48h, et peuvent être soulagées par un traitement adapté.
Des réactions plus graves comme des réactions allergiques, anaphylactiques ourneurologiques sont exceptionnelles (un cas par million de vaccination). 


De quoi sont composés ces vaccins ? Sont-ils dangereux ? 

Le vaccin ne contient pas la bactérie vivante !
Il est fabriqué à partir d’un extrait seulement de la bactérie méningocoque, qui n’est absolument pas dangereux. La fraction de cette bactérie contenue dans le vaccin ne peut pas se reproduire dans l’organisme. Le vaccin ne peut donc d’aucune façon provoquer la maladie. Et au contraire il protège contre elle ! 


Pourquoi la vaccination est ciblée sur les moins de 25 ans ? 

Parce que + de 90% des cas de méningite C concernent les moins de 25 ans ! On recommande aujourd’hui de vacciner tous les nourrissons à l’âge de 12 mois. Mais il est essentiel de se vacciner jusqu’à 25 ans. D’une part pour te protéger toi-même, mais aussi pour assurer indirectement la protection des personnes non vaccinées de ton entourage, et en particulier les jeunes enfants qui sont parmi les plus exposés. 


Pourquoi n’est-on pas remboursé si on a plus de 25 ans ? 

C’est une question de rapport coût/efficacité !
90% des cas de méningite concernent les moins de 25 ans. Donc ça reviendrait très cher de vacciner tout le monde, alors qu’on connaît ici la population la plus à risque.
Toutefois les plus de 25 ans peuvent se faire vacciner, mais à leur charge.


Je suis mineur, dois-je demander à mes parents ? 

Pas de vaccination possible d’un mineur sans autorisation signée des parents ! En cas de parents séparés, l'autorisation de l'un des deux suffit. 


Pourquoi me faire vacciner alors que je vais bientôt avoir 25 ans/alors que j’ai plus de 25 ans ? 

Car le vaccin a vocation à te protéger toi, mais également ton entourage ! Te faire vacciner, c’est te protéger contre le danger d’une infection à méningocoque, mais également contribuer à réduire la transmission de cette bactérie. Notamment si tu es en contact avec des nourrissons, des enfants ou des jeunes, ce qui est fortement le cas dans les lycées/universités. 


Une fois vacciné, je n’ai plus aucun risque d’attraper une méningite ? 

On ne peut pas dire cela malheureusement ! Aucun vaccin ne protège contre l’ensemble des types de méningite. Ce que je te propose aujourd’hui, c’est le vaccin contre la méningite C. Il a une efficacité protectrice durable de 85%. 


Si j’ai déjà eu une méningite, je dois quand même me faire vacciner ? 

Si tu as déjà eu une méningite, tu es immunisé-e contre le méningocoque qui t’a rendu-e malade. Mais pas contre l’ensemble des méningites existantes ! Je te recommande d’en parler avec un médecin. C’est l’occasion aujourd’hui ! 

 

Y a-t-il des contre-indications au vaccin contre la méningite C ? 

Elles sont rares et relèvent surtout de l’hypersensibilité à l’un des composants du vaccin. 

Elles sont systématiquement recherchées avant la vaccination par le médecin ! 


Vous travaillez pour un labo qui fait la promotion de ses produits ? 

Pas du tout !  C’est une campagne de santé publique faite par des organismes publics et indépendants.  Cette opération est financée par l’Agence Régionale de Santé (un établissement public dépendant du ministère de la santé). Elle est mise en oeuvre en coopération avec l’Institut Pasteur de Lille, les universités, le rectorat, la Ville de Lille, les services de santé étudiants… 

 

Comment avoir confiance dans les vaccins, avec tout ce qu’on entend ? 

C’est vrai, on a entendu ces dernières années toutes sortes de polémiques sur la vaccination !  D’abord, il faut souligner que c’est un débat très spécifique à la France, qui n’existe pas dans bien d’autres pays. Ensuite, il faut savoir qu’il n’existe à ce jour aucune étude scientifique qui démontre une relation entre un vaccin et la survenue d’une maladie grave. Enfin, la balance bénéfice/risque, la méningite C comme pour d’autres maladies, est de manière évidente en faveur de la vaccination. Dans l’histoire sociale et scientifique récente, la vaccination a fait faire d’énorme progrès sanitaires (éradication de la variole, extinction de la polio, de la rougeole…) 


Où est-ce que je peux me faire vacciner ? 

Dans les lycées : gratuitement à l’infirmerie, lors d’une journée spéciale (indiquer la date) Sur les campus : gratuitement et sans RDV dans les SIUMPPS (indiquer les lieux et dates) Chez ton médecin traitant : tu devras alors te faire prescrire la vaccination, acheter le vaccin en pharmacie puis te faire vacciner par ton médecin. Si tu as moins de 25 ans c’est remboursé à 65% par la sécurité sociale + le reste par ta complémentaire santé

 

Comment sait-on qu’on est infecté ? Quels sont les symptômes ? 

Le plus souvent il s’agit de fortes fièvres, de frissons, de somnolence et d’une éruption  cutanée. Peuvent s’ajouter des maux de tête et une raideur de la nuque. Dans les formes très graves, le malade peut être en état de choc, tomber dans le coma, voire décéder, et tout cela en quelques heures, même avec un traitement approprié. 


Si c’est si grave, pourquoi la vaccination est «recommandée» et pas «obligatoire» ? 

En France, seuls 3 vaccins sont obligatoires pour tous (diphtérie, tétanos, polio). Pour le reste, la décision de se faire vacciner repose sur le principe d’une responsabilité individuelle et citoyenne. Mais ce n’est pas parce que c’est facultatif que c’est inutile ! Te faire vacciner, c’est te protéger contre le danger d’une infection à méningocoque, mais également contribuer à réduire la transmission de cette bactérie. Notamment si tu es en contact avec des nourrissons, des enfants ou des jeunes. 

 

Et si j’ai un doute sur le fait d’être déjà vacciné ou pas, je fais quoi ? 

Pour la vaccination, on dit : « dans le doute, ne t’abstiens pas » ! Il n’y a pas de moyen de vérifier si la vaccination a été faite. Comme il n’y aucun risque spécifique à recevoir une seconde dose, on recommande, dans le doute, de se faire vacciner.