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Joyeux anniversaire le Bac !

Le Baccalauréat a 200 ans ! Pour beaucoup d’entre nous, c’est bien plus qu’un examen : aussi un rite de passage à l’âge adulte, coïncidant généralement avec la majorité. Découvrez toute son histoire : combien de candidats au siècle dernier ? Quels étaient les taux de réussite dans les années 60 ? Les épreuves étaient-elles les mêmes ? On vous dit tout !

 

Comment est né le baccalauréat ?

Etymologiquement, le mot baccalauréat signifie “couronne de laurier”, un accessoire symbolique de la gloire de son propriétaire. Au XVIIe siècle, le mot “bachelier” désignait un “jeune noble aspirant à devenir chevalier”.

Mais, l'histoire du baccalauréat ne débute réellement qu’au XIXe siècle, avec Napoléon Ier qui décide d’en faire un diplôme d’entrée à l’université. L’empereur réforme tout l’enseignement secondaire, pour former des élites aux “connaissances premières nécessaires à ceux qui sont appelés à remplir des fonctions publiques, à exercer des fonctions libérales ou à vivre dans les classes éclairées de la société”.

Pour cela, Napoléon fait construire des lycées et publie un décret qui rétablit les universités de l’Ancien Régime : les facultés de Droit, de Théologie et de Médecine. Il instaure alors un examen : le baccalauréat, une“maîtrise des arts” dispensée à la faculté de Lettres. Il est alors considéré comme un grade universitaire plutôt que comme une évaluation comme l’atteste le texte du 17 mars 1808 : “16. Les grades dans chaque faculté seront trois : le baccalauréat, la licence, le doctorat. [...]”.

La première session du baccalauréat a eu lieu en juillet 1809 et a reçu en épreuve orale 39 candidats, tous issus de la haute bourgeoisie. Inutile de préciser qu’ils l’ont tous obtenu !

Ce n’est qu’en 1830 que la première épreuve écrite est apparue, d’abord facultative, puis obligatoire en 1940, pour faire face aux “on-dit” que l’obtention du baccalauréat était trop facile mais aussi pour concurrencer l'École polytechnique à l’examen réputé difficile.

Fin XIXème siècle, la baccalauréat se modernise

Les matières scientifiques intègrent alors l’examen, conséquence directe de la révolution industrielle. A partir de 1874, le bac se passe en 2 ans grâce aux épreuves anticipées. Et en 1880, Jules Ferry signe le glas du monopole du latin. En 1900, le bac devient officiellement l’examen de l’enseignement secondaire, l’école primaire est devenue obligatoire, laïque et gratuite pour tous. En 1927, les filles sont (enfin) autorisées à passer l’examen et d’années en réformes, le bac devient de plus en plus populaire.

Entre 1965 et 1975, le bac ressemble davantage à ce qu’on en connaît aujourd'hui : création d’IUT, de filières technologiques, filières professionnelles, ainsi que les séries A (philosophie et lettres), B (économique et social), C (mathématiques et science physique) et D (mathématiques et science de la nature). En 1993, elles sont remplacées par les nouvelles séries du baccalauréat général (ES, L S) et technologiques (STI, STL, SMS et STT).

Le baccalauréat aujourd’hui

En 2017, 87,9% des candidats ont eu le baccalauréat contre seulement 60% en 1960. Même constat pour les mentions : en 1967, seuls 32% des bacheliers en ont obtenu alors qu’ils étaient 47,3% en 2017. Tantôt jugé trop difficile, parfois qualifié de diplôme sans valeur, il ne fait pas encore l’unanimité même après ses 200 ans d’histoire. Mais si sa plus grande force, justement, était sa capacité à évoluer et à s’adapter ?

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