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La journée mondiale sans tabac

Elle a lieu tous les ans le 31 mai...

Le tabac en quelques chiffres

On l’oublie trop souvent, mais le tabac est la cause de 6 millions de morts par an dans le monde, dont 600 000 qui meurent chaque année de tabagisme passif. 

Chez les jeunes de 16-25 ans, 40% sont fumeurs réguliers. L’usage quotidien du tabac  chez les jeunes s’intensifie : 32% pour les hommes et 30% pour les femmes (les lycéennes fument même plus que les lycéens).

Si rien n’est fait, l’Organisation Mondiale de la Santé estime que le tabac sera la principale cause de décès et d'incapacité, avec plus de 10 millions de victimes par an. Le tabagisme entrainera alors plus de décès à travers le monde que le Sida, la tuberculose, la mortalité maternelle, les accidents de voiture, les suicides et les homicides combinés...

Ce qui me freine pour arrêter

“Quand on arrête, on se sent mal”

Le manque physique, causé par l’arrêt de la consommation de nicotine, se traduit par des sensations désagréables, plus ou moins fortes en fonction du niveau de dépendance. C’est le « syndrome de sevrage », caractérisé par des symptômes de manque : agitation, mauvaise humeur, mauvais sommeil et parfois des vertiges, des maux de ventres, de tête ; mais surtout, vous avez une très forte envie de fumer. En général donc, l’arrêt peut s’avérer difficile mais pas impossible.

Ces périodes de manque surviennent naturellement à intervalles réguliers (mais en s’espaçant) à cause de l’élimination progressive de la nicotine par le corps. Etant donné que l’être humain est physiologiquement constitué pour éviter la douleur, comme tout être vivant, vous trouverez alors facilement une bonne raison de vous allumer une cigarette afin que s’estompe cette tension désagréable. 

C’est là principalement l’effet de détente dont les fumeurs parlent, qui entraine un cercle vicieux engendré par la dépendance de la nicotine. 

Ne baissez pas les bras ! En effet, ces symptômes sont passagers. Ces symptômes de manque s’atténuent et disparaîssent au bout de quelques mois. En tout cas, une constatation générale s‘impose au fil du temps : ne plus fumer devient de plus en plus facile. 

« Quand on arrête, on grossit, je ne veux pas prendre du poids”

Au départ, fumer peut limiter la prise de poids parce que la nicotine contenue dans la fumée du tabac peut avoir un effet coupe-faim.

Mais au fil du temps, la fumée altère le goût et l’odorat. Le fumeur se dirige alors vers des aliments dont la saveur est plus intense, en particulier ceux contenant plus de matières grasses (qui absorbent et restituent les aromes). Au final, ce qui pouvait sembler un avantage  devient un problème et le fumeur prend du poids… tout en continuant à fumer. 

A l’arrêt du tabagisme, on peut effectivement prendre du poids. Parfois, après l’arrêt, on mange et on grignote davantage ou on modifie ses habitudes alimentaires pour compenser. Un bon moyen de freiner ce phénomène est de prendre une substitution médicamenteuse à base de nicotine (en dragées ou en patch sur prescription médicale). Ce trainement pris rigoureusement à dose et à durée déterminé permet de limiter en moyenne la prise de poids à 2.8 kg chez l’homme et à 3.8 kilos chez la femme (temporairement et selon l’activité physique que vous respecterez après l’arrêt…). 

Si vous ressentez des difficultés  à gérer votre alimentation, n’hésitez pas à consulter votre médecin traitant

N’hésitez pas à vous renseigner

 Objectifs de la journée mondiale sans Tabac 2014

Le 31 mai, la Journée mondiale sans tabac vise à protéger les générations actuelles et futures non seulement des conséquences désastreuses du tabac sur la santé mais aussi du fléau que le tabagisme représente pour la société, l’environnement et l’économie, et de l’exposition au tabagisme passif.

Cette année, l’Organisation Mondiale de la Santé qui organise la Journée sans tabac met l'accent sur deux objectifs très « politiques » mais durs pour le budget du fumeur :

  • que les gouvernements portent les taxes sur le tabac à des niveaux qui réduisent la consommation de tabac; 
  • que les particuliers et les organisations de la société civile encouragent leurs gouvernements à porter les taxes sur le tabac à des niveaux qui réduisent la consommation.

Vous envisagez d’arrêter ?

Arrêter de fumer est parfois délicat mais il existe des solutions pour vous libérer de votre dépendance. 

  • Le premier point est que vous devez prendre conscience que vous êtes devenu un fumeur malheureux (les fumeurs heureux ont peu de chances de réussir leur sevrage).
  • Votre médecin traitant, peut vous fournier des explications et au besoin vous prescrire des substituts nicotiniques ou d’autres médicaments
  • Un tabacologue peut vous proposer un traitement, des informations, des conseils personnalisés et un encadrement de qualité pour la préparation à l’arrêt. 
  • L’acupuncture, l’homéopathie et l’hypnose sont des techniques efficaces
  • Les thérapies comportementales et cognitives (TCC) et les cures en thalasso marchent également.

D’autres conseils pour arrêter de fumer

1. Soyez ferme et arrêtez du jour au lendemain

2. Fixez le jour où vous allez arrêter de fumer. En début de semaine ou en week-end ou au début de vacances ?

3. Débarrassez-vous de vos cigarettes, cendriers et briquets et ouvrez un carnet de bord de votre arrêt (et gardez le pour le prochain essai si vous rechutez)

4. Annoncez votre décision d’arrêter à vos proches et demandez-leur de vous y aider

5. Ayez d’autres occupations : sport, lecture, discussion avec un ami ou téléphonez-lui.

6. Pensez positivement : « Je vais me libérer du tabac », « Je peux très bien vivre sans cigarettes » 

7. Vous éprouverez des difficultés au début, c’est normal mais positivez en vous disant que chaque heure, chaque jour gagné est une victoire et que la suivante sera moins difficile.

8. Offrez-vous des récompenses ! Les ex-fumeurs qui s’octroient des récompenses respectent mieux leur décision d’arrêter de fumer. Offrez-vous un petit cadeau pour marquer les étapes de votre arrêt (un jour, une semaine, un mois…)