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Les protections périodiques à travers l'histoire

En moyenne, une femme a 400 fois ses règles dans sa vie, soit 2400 jours. Ce n’est que récemment que ces produits d’hygiène jetables sont venus simplifier la vie des femmes. Alors comment faisaient-elles avant ?

Ancêtres des protections périodiques

Les premières protections périodiques remontent à l’Antiquité. En 1950 avant Jésus-Christ, les Egyptiennes ont inventé les prémisses du tampon grâce à des bandes ouatées tandis que les Romaines utilisaient des compresses enroulées autour d’un morceau de bois : une méthode que les religions monothéistes ont considéré comme péché.

Industrialisation et médicalisation en faveur des femmes

Au Moyen-âge, les femmes ne portaient ni protections, ni sous-vêtements, leurs jupons faisant l’affaire.

Ce n’est qu’au XIXème siècle que les travaux de Pasteur révèlent l’importance de l’hygiène, rendue désormais possible avec l’ère de l’industrialisation qui a fortement aidé à la production en masse de sous-vêtements en coton.

Invention de la première serviette hygiénique lavable

Elle n’est réellement inventée en 1920 par Kimberly Clark. Mais il faut avouer qu’elle n’était pas vraiment pratique : il s’agissait de bandes de tissu que les femmes attachaient à l’aide d’épingles à une ceinture.

Libération des femmes et commercialisation des protections périodiques

Depuis 1963, les femmes françaises peuvent acheter en magasin des serviettes hygiéniques jetables. Dans les années 70, elles deviennent plus pratiques, se dotant d’une bande adhésive ! Les années 80 et 90 viendront perfectionner les serviettes hygiéniques : en 1991, la marque Nana® invente les rabats souples qui se fixent sous la lingerie et même des serviettes hygiéniques spécialement conçues pour la nuit. Dans les années 2000, la cup ou coupe (menstruelle) se développe (même si elle a été inventée dans les années 30), tout comme la culotte de règles, qui gagne de plus en plus de terrain par rapport aux autres protections.

Des protections périodiques devenues produit de luxe ?

Une femme utilise entre 10 000 et 15 000 serviettes et/ou tampons au cours de sa vie soit 5 milliards par an au niveau mondial. Et il n’est pas besoin d’être un grand mathématicien pour se représenter du coût que cela représente.

Certains pays se mobilisent

Depuis le 21 juillet, l’Inde a supprimé la taxe de 12 % imposée sur les serviettes hygiéniques en 2017 (parmi d’autres produits), les considérant comme un produit de luxe. Aberrant, vous trouvez ? C’est parce que vous êtes passés à côté de la polémique de 2015 en France, où des féministes se sont battues pour que le taux de TVA soit ramené à 5,5% sur les protections périodiques, les catégorisant ainsi dans les produits de première nécessité. Malheureusement, certaines marques n’ont pas joué le jeu de répercuter cette baisse sur leur prix.

D'autres pays comme l’Ecosse commencent à se mobiliser en finançant des programmes permettant à des milliers de femmes pauvres de recevoir des protections gratuitement. Et sous l’influence d’associations, la mairie de Paris a tout récemment décidé d’installer des « boîtes à dons » où l’on peut déposer des protections qui seront ensuite redistribuées à des acteurs sociaux comme le Samu social.

La SMENO s’engage auprès des femmes

Depuis le mois d'octobre, nous proposons un forfait qui peut aller jusqu'à 30€ par an en remboursement des protections hygiéniques (serviettes, tampons, cups, culottes de règles, etc.). Consultez le détail de nos mutuelles et de notre Pack Santé pour plus de détails !

il y a 3 ans

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